Bonjour à tous, je m'appelle Samantha, jeune torontoise de 16 ans. Mon histoire va comme suit.
Je suis née d'un père charmeur et d'une mère qui ne me voulait pas. J'ai été adoptée par une famille aimante et parfaite sur tous les points.
J'ai héritée de mon père , yeux bleus et de ses cheveux châtains donnant un air mystérieux, ce qui ,à ce qu'on me dit, résulte de tout mon charme. De ma mère j'ai reçu le teint parfait en toute saison, de sa taille fine et élancée. C'est tout ce que je peux vous dire, puisque le seul héritage que j'ai de mes parents biologiques sont les quelques photos qu'ils aient bien voulu me laisser avant
-Pour ma mère : D'aller mourir d'une overdose dans un coin de pays si miteux que même les rats n'osent pas s'y aventurer.
-Pour mon paternel : D'aller continuer de courir les jupons des belles montréalaises.
J'ai passé les 15 dernières années de ma vie à songer à ce qu'une identité pouvait être et à me demander si un nom pouvait nous en donner une. Mais j'ai fini par comprendre que l'identité c'est nous même qui la forgeons et non le contraire. Plusieurs enfants aux deux noms parentaux n'arrivent pas à sortir du cocon familial et ne savent même pas qui ils sont. Ils ne désirent qu'une seule chose devenir et enfin partir.
Peut-être que pour certains ne suis-je qu'une bâtarde dont on ne voulait pas, pour d'autre la fille qu'ils n'ont jamais pu avoir, pour certains garçons la proie qu'ils désirent afficher à leurs tableaux de chasse, pour quelques filles la rivale qu'elles veulent voir rôtir en enfer, pour d'autre leur meilleure amie ou la gentille qui s'adresse sur le même ton au club d'échec qu'à l'équipe de footballeur...mais dans le fond je suis simplement moi, Samantha Cooper.
Je suis la jeune fille qui garde vos petits garnements dont personne ne veut entendre parler et qui les amadoues en un tour de main,.
Je suis la demoiselle qui à chaque samedi matin vient vous faire la lecture,
Je suis la cheerleader qui vous soutient à chaque match.
Je suis Sam...
Je relève ma tête et maudit intérieurement la professeur de nous avoir demander d'écrire une dissertation sur nos origines et sur qui nous sommes...C'est à ce moment que j'aperçois Jocelyne,notre enseignante de français, essuyer une larme qui perlait sur le coin de son ½il. Je perçois aussi un immense respect dans le regard de chacun des élèves. Je n'en reviens pas, même Sophia, celle qui désire voir ma tête coupée lui être apportée sur un plateau d'argent! À croire que j'ai le sens du discours. J'avais bien vu le regard ému de Myriam(ma mère), hier soir, lorsque je répétais mon texte dans le salon, mais le rire moqueur de mon frère m'avait détourné de la vison de la chose et moi qui avait l'estomac viré à l'envers juste à la mention de cet exposé!